c_erhel_deputee A lire "L'appel des 200 députés socialistes, ni godillots ni déloyaux" que j’ai cosigné http://t.co/LqJOq9gZFO et sur @lemondefr
c_erhel_deputee Pleine réussite au nouveau gouvernement avec de l'audace, de l'innovation, accélération conversion numérique et transition énergétique
c_erhel_deputee @trimaranpdb merci a vous tous, un super moment pour moi, magique ! Bon retour et bonne préparation pour lionel
c_erhel_deputee Trimaran Prince de Bretagne @trimaranpdb Saint Quay Portrieux Lionel Lemonchois et son equipe, des pros tres sympa http://t.co/PkS9Oe9yiB
c_erhel_deputee A Saint Quay Portrieux, Trophée des Multicoques PRINCE DE BRETAGNE et fête du COCO de Paimpol #UCPT http://t.co/ppAAtyMJDj

Corinne Erhel



"L'appel des 200 députés socialistes, ni godillots ni déloyaux"

 

Depuis le début de ce quinquennat, les parlementaires socialistes seraient confrontés à une impossible alternative : faire preuve de déloyauté en refusant le soutien au gouvernement de gauche et au président de la République, faire preuve de passivité en revêtant le costume de godillot au Parlement.

Ce débat n'est pas nouveau dans l'histoire des socialistes. La double nature des députés, porte-parole de leur famille politique et en même temps porte-voix de leurs électeurs, a toujours été acceptée. Le groupe parlementaire n'est pas la fraction parlementaire du parti comme c'est le cas en Allemagne, il a toujours cherché son équilibre entre la singularité et la solidarité.

Une nouvelle donne

Le débat qui a traversé, ces derniers mois, le groupe majoritaire à l'Assemblée nationale n'a pas échappé à cette apparente contradiction. D'autant que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la vie de nos institutions. Le non-cumul des mandats, une lecture plus parlementaire de la Ve République portée par François Hollande dans la campagne de 2012, un nouveau rapport entre l'exécutif et le Parlement proposé par le premier ministre dans sa dans sa déclaration de politique générale ont créé une nouvelle donne.

La défaite lors des récentes élections municipales et européennes est venue accentuer cette situation. Le problème n'est pas qu'il y ait des désaccords, il en a déjà existé. Rappelons-nous les votes de députés socialistes contre la première guerre du Golfe ou contre l'amnistie des généraux félons, lors des septennats de François Mitterrand. Le problème réside dans la permanence d'une défiance a priori à l'égard de l'exécutif, qui a conduit à une mobilisation de socialistes contre d'autres socialistes ou allant jusqu'à mobiliser d'autres groupes pour battre le gouvernement.

Le débat entre godillots et déloyaux n'a pas de sens. Si ce n'est notre affaiblissement collectif.

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