Alcatel-Lucent / Départ de Michel Combes : un calendrier inapproprié et des conditions choquantes

Les différentes informations révélées ces derniers jours sur le départ de Michel Combes de la tête d’Alcatel-Lucent ont fortement interpelé et profondément choqué. Pour ma part, j’estime la date de départ trop prématurée dans le processus et les montants financiers associés, tels qu’annoncés dans la presse, disproportionnés.
En effet, il me semble essentiel de garder le sens de la mesure dans un contexte compliqué pour Alcatel-Lucent et ses salariés, déjà très fortement éprouvés par la succession de plans et de réorganisations de ces dernières années.
D’autre part, le groupe mène en ce moment une opération complexe tant du point de vue industriel qu’humain avec le rapprochement de ses activités avec l’industriel finlandais Nokia. Je reste convaincue qu’une réelle continuité dans le management d’Alcatel-Lucent aurait été préférable jusqu’au closing de cette opération.
Alors que nous attendons les avis du Haut Comité du gouvernement d’entreprise et de l’Autorité des marchés financiers sur les conditions de ce départ controversé, je salue l’implication et la détermination d’Emmanuel Macron, ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique sur ce dossier sensible mais aussi symbolique.
Je serai pour ma part extrêmement vigilante quant au respect des engagements formels pris devant l’Assemblée nationale, le Président de la République et le Gouvernement par les groupes Alcatel-Lucent et Nokia sur l’emploi et le maintien des activités en France, notamment à Lannion et Villarceaux.